Galerie

Europe

Format 97 x 130 cm
Techniques mixtes – Lin Coton
Janvier 2020

PRIX SUR DEMANDE

Les mythes, par leur étiologie, expliquent une réalité impalpable, comme les mystères créateurs de notre planète bleue.

Hommage à la force de l’amour qui peut s’emparer des hommes comme des dieux, ou, dans une interprétation plus métaphysique, ode à l’élément eau, aplat central et monochromatique turquoise du tableau, révérence à l’incarnation symbolique de fertilité et de purification.

La dimension extraordinaire de cette fable offre un plaisant contrepoint à la tentation de mettre aux prises différentes réalités, telle l’évocation des forces cosmiques, par la présence d’une main gauche surdimensionnée, qui donne à réfléchir sur les lendemains et la place de l’homme au sein de la nature et du règne animal…

Le mythe d’Europe est une source d’inspiration pour nombre d’artistes, une interrogation sur les origines du vieux continent. Fille des souverains de Tyr, sa sublime beauté attise la convoitise de Zeus. Un taureau ivoire apparaît mystérieusement sur le rivage, flânerie, caresses, invitation aux rapprochements, il kidnappe la princesse et fugue, pourfendant la mer jusqu’en Crète. Cette thématique de traversée « subie » par la jeune fille, avec ce qu’elle amène d’excitation face à la nouveauté, et de crainte face à l’inconnu, renvoie aux rites de passage, à cette étape de majorité, de pleine jouissance, enfin à ce changement de statut que constitue le mariage.

Deux plans se dégagent assez visiblement, séparés par les flots : dans la partie basse, Sidon, qui symbolise le monde des hommes, la terre ferme, et dans la partie haute, les « au-delà » : Europe représentée telle une divinité de l’Olympe, à l’allure de Walkyrie défiant les augures, dominant la chevauchée et agrippant avec fierté son ravisseur, d’une part, mais aussi la Crète d’autre part, avec ce recours à l’ekphrasis du taureau blanc aux cornes huilées rougies et indécentes, promesse d’un continent étranger où fleurissent une multitude de possibilités, de vies nouvelles, de changements d’importance, d’évolutions, même si celles-là traduisent des métamorphoses plus singulières.

Il faudra attendre 600 ans et les Odes du poète Horace pour que le lien entre le mythe d’Europe et le continent soit explicitement fait :

« Cesse tes sanglots, apprends à bien porter ta haute fortune. Une part du monde prendra ton nom. » Leconte de Lisle – Odes Horace

Chamane

Format 72 x 92 cm
Techniques mixtes – Coton
Mars 2020

PRIX SUR DEMANDE

Comme une lettre ouverte au monde, traversant la gamme chromatique picturale par le biais d’un métissage flamboyant de rouges, jaunes, violets, cette prière bouleversante nous est, plus que jamais, adressée.

Le fond de l’œuvre, d’un profond noir mat, permet, par des jeux de clair-obscur, une révélation de la relation magique de l’homme à l’animal. Transcendé, l’homme-oiseau offre, par son métamorphisme, une alternative qui englobe une guérison de la communauté tout entière, du monde palpable comme des sphères d’Éther.

Recueilli, humble, véritable, cet être humain, cet être intercesseur entre les âmes mortelles et les esprits de la nature, étreint le monde dans sa totalité, enraciné, à l’écoute, en quête du sens profond, des signes et des appels.

Symboles animistes, mystiques, astres et animaux totems sont parties prenantes de l’œuvre. La trame des pigmentations citron, balises infinitésimales rétablissant un ordonnancement de la pensée, cristallisent un chuchotement nous guidant vers des voies spirituelles feutrées, et se révélant par l’empirisme et la sagesse d’une pleine conscience du soi, de l’environnement et de l’au-delà.

Telle une incantation chamanique, l’homme et l’animal sont unis, fusionnent vers une connaissance simultanée de médecines, afin de rassembler et réorienter le vivant vers des actions conséquentielles à réinventer.

Ce travail de figures superposées avec différents niveaux de lecture invite à un dialogue à poursuivre avec soi, la nature, le créateur, les essences muettes.

La main qui se tend, la main qui soigne, la main qui guérit, est une oriflamme holistique contemporaine qui parle directement à l’intériorité du spectateur, dans un va-et-vient figuratif et abstrait, l’invitant à lâcher prise pour laisser couler l’énergie pure, à l’image d’une onde de la Pacha Mama.

« Prier, c’est écouter la musique profonde de l’être en nous toujours jaillissant, et danser sa vie au son de cette musique » Michel Durand

Kraken

Format 72 x 92 cm
Techniques mixtes – Coton
Mars 2020

PRIX SUR DEMANDE

« Au-dessous des remous des gouffres supérieurs,
Loin, loin, parmi les fonds, dans la mer abyssale,
Dort de son vieux sommeil, sans rêve ni veilleur,
Le Kraken ; des lueurs très légères s’exhalent
De ses flancs ténébreux […] »

A travers ce sonnet, Alfred Tennyson nous dépeint le Kraken comme une créature fantastique issue des légendes scandinaves médiévales.

« […] Ici posé depuis toujours, il restera
Pesant dans son sommeil sur de gros vers de mer,
Jusqu’à l’ultime feu qui ardera les flots ;
Alors pour être vu par l’homme et l’angelot,
Hurlant il surgira pour mourir à fleur d’eau… »

Mastodonte carmin, doté de multiples tentacules, faisant chavirer le monde flottant des Hommes, faisant ainsi couler le patchwork des tâches bleues et vertes de l’ordre cosmique, et engloutissant la géographie du Pandémonium où, avides loups, nous évoluons, il participera à la fin du monde, le Ragnarök.

Léviathan, en référence aux textes sacrés, est également l’un des principaux démons des enfers, il peut être considéré comme l’évocation d’une pandémie, l’allégorie d’un cataclysme terrifiant capable de modifier la planète, et de bousculer, voire d’anéantir, le monde.

Cannibale vermeil, il est souvent identifié à la Bête de l’Apocalypse, se préparant à remonter à la surface à la fin des jours, et que seule pourrait anéantir la transformation individuelle et collective de l’ordonnancement des puissances.

« L’épidémie doit nous conduire à habiter autrement le monde. » Corine Pelluchon

Minotaure

Format 75 x 115 cm
Techniques mixtes – Coton
Novembre 2019

PRIX SUR DEMANDE

Méandres mortels et parcours initiatique, le dédale, nom hérité du patronyme de son initiateur, est une figure très présente encore de nos jours et dans beaucoup de cultures sollicitant l’imagination de l’Homme, qui n’a de cesse de l’aménager, de le reproduire et de le réinventer.

Par sa simple présence, le portrait au cadrage serré du Minotaure, formellement parlant l’écriture secrète constitutive du labyrinthe, nous invite à un voyage vers la mort, un sacrifice, une renaissance et une intention d’initiation, sur un registre dont la sacralité ne semble jamais totalement absente…

D’une inspiration libre du colorama d’Etude pour corrida II, de Francis Bacon, tout le mythe de Thésée nous conte ce labyrinthe d’archétypes humains primordiaux, par une savante trame pigmentée, qui comme le fil d’Ariane délivrera du maudit transgressif, au sachant qui façonne l’existence humaine.

Comme le signifient ces éclaboussures fuchsia, citron et parme, l’exil est l’écho de la faute, l’initiation personnifie l’errance, avec au bout du parcours la récompense ultime : l’Eros.

« Le labyrinthe recelait en ses murs aveugles le lacis de ses couloirs et la ruse de ses mille détours. » Virgile, Enéide

Bucéphale

Format 75 x 115 cm
Techniques mixtes – Coton
Octobre 2019

PRIX SUR DEMANDE

Alexandre le Grand reçut de son père un cheval qu’il nomma Bucéphale, ce qui signifiait « tête de taureau ». Une liste sur le chanfrein de cette forme éponyme l’aurait prédestiné, elle nous est rappelée sous la forme d’un fil conducteur d’huile orangée dans cette œuvre.

L’excitabilité de cet animal était telle, que personne n’avait jamais réussi à le monter, fougue traduite par le fluide blanc sur cette peinture. Alexandre releva le défi de dompter l’indomptable. Après l’observation du comportement de l’équidé, cherchant sa faille, il s’aperçut que l’animal avait peur de son ombre, ici tâches sombres.

Apollon, surgissant du ciel gris de tumulte, observe la scène depuis l’Élysée et inspire le jeune prince, qui place le cheval face au soleil et l’enfourche.

Rencontre solaire et sensorielle, ces âmes jumelles, celles de l’homme et de l’animal ensemble, s’incarnent et se matérialisent, un magma de tâches pastel s’entrelacent, s’apprivoisent et s’unissent : telle une prophétie, son unique cavalier serait, pour toujours, Alexandre.

Le cheval plie alors le genou pour aider son maître à monter ; jusqu’à la mort de l’animal, Alexandre et Bucéphale combattirent ensemble. C’est l’histoire de conquêtes, de voyages d’Orient, de rêves, de dépassement de soi et de l’autre. Ils ne feront qu’un, de cette fusion ils seront mythiques, ils seront Centaure.

« Qui veut voyager loin ménage sa monture… » Les plaideurs, Racine

Téthys

Format 75 x 115 cm
Techniques mixtes – Coton
Novembre 2019

PRIX SUR DEMANDE

Aînée des Titanides, sœur et épouse d’Océan, ce portrait sur trame de techniques mixtes qui en est fait se veut une représentation imagée de cette divinité primordiale.

Inclinée vers la gauche, se référant neurologiquement parlant à l’univers analytique et aux dons de stratège, cette géante inquiétante et accueillante demeure immuable et imperturbable. Chamarrée, elle nous offre la contemplation radieuse et mystérieuse des aplats colorés, incarnant, tel un arc-en-ciel, le trait d’union entre le terrestre et le céleste.

Ses nombreux descendants l’entourant, comme des malicieux « Putti » tout droit sortis des écumes du quattrocento et de cet océan gris de perle, ils rendent ses lettres de noblesse à cette couleur-caméléon aux frontières incertaines, le gris mariant les contraires et étant le point de rencontre de tous les possibles. Philippe Claudel a écrit que « le gris est magique par la douceur qu’il procure et qui permet d’estomper, de faire disparaître du monde et de nos vies, toutes formes tranchantes, qu’elles soient mentales ou physiques ».

Solide et minéral, le socle sur lequel la géante est assise, dans une posture évoquant les sceaux de suzerains carolingiens, induit une couleur neutre aux multiples associations et symboliques. Un gris alchimique qui établit « un nouvel ordre ouaté du monde ».

« Chaque femme contient un secret : un accent, un geste, un silence. » Courrier Sud – Antoine de Saint Exupéry

Leda

Format 40 x 120 cm
Techniques mixtes – Coton
Décembre 2019

PRIX SUR DEMANDE

Cette œuvre, combinant des techniques mixtes et réalisée en format panoramique, est une ode à l’extase concernant le mythe de Léda.

Dès qu’il posa les yeux sur elle, Zeus fut pris d’un désir irrationnel pour Léda, reine de Sparte. Sachant qu’il n’aurait en aucun cas pu séduire ce modèle de vertu, c’est sous l’aspect d’un cygne blanc qu’il aborda la reine, se baignant alors pour s’unir à elle.

Dans un style figural aux couleurs chaudes, Léda et le cygne (Zeus) s’inscrivent dans une dynamique horizontale d’enchevêtrements des corps, à l’image d’une chaîne dont les maillons seraient indissociables…

Léda, alanguie sur le sol, la nuque reposant sur un duvet de plumes blanches, prise en étau entre la tête du cygne et ses ailes qui l’entourent pendant l’union, joue une chorégraphie d’abandon du soi. Tout est fusion, c’est une promesse aristotélicienne d’Entéléchie qui se dessine.

Sur un lac aux couleurs acidulées du ponant, les amants flottent en lévitation : plumes, gouttes d’eau, le jaune coquille d’œuf du fond, éminent symbole de vie, renforcent ce sentiment d’évanescence, de renaissance, de cycle infini.

« L’extase universelle des choses ne s’exprime par aucun bruit ; les eaux elles-mêmes sont comme endormies.  » Le spleen de Paris, Charles Baudelaire

Hermès

Format 140 x 113 cm
Techniques mixtes – Coton & Lin
Février 2020

PRIX SUR DEMANDE

Pied-droit, pilier carré ou mur vertical qui soutient la naissance d’une voûte, d’une arcade. Métaphoriquement parlant, qu’elle soit clef de, plantaire ou céleste, la voûte est une entité construite, un agglomérat formé par des pièces savamment disposées et se soutenant mutuellement.

Hermès, messager des dieux, auréolé de ce jaune épicé à la tonalité profonde, nous fixe d’un regard Vantablack et semble, par ce noir ultime, percer le tréfonds de nos âmes.

Cette transfiguration, aux allures de memento mori, de celui même qui conduit les âmes aux Enfers, peut être entendue comme une prière chamanique, l’homme et l’animal faisant coexister leurs forces, un trait d’union entre les mondes vers un avenir safrané.

« Les mots sont comme une voûte sur la pensée souterraine. » Jules Renard

Eole

Format 140 x 113 cm
Techniques mixtes – Coton & Lin
Février 2020

PRIX SUR DEMANDE

Éole, c’est une promesse future du ciel jaune or.

Au chant X de l’Odyssée, Ulysse nous dit que « C’est une île qui flotte ».

C’est l’esprit monochrome de la lumière divine, celle si spécifique de la connaissance et de l’espoir, que le jeune dieu insuffle à sa guise, tel un souffle de vie sur les tumultes du chaos.

Par leurs présences diaphanes et pigmentées, Pégase et son compagnon, montures chamaniques incarnées, sont l’écho de la continuité cosmique avec la répétition du cycle de la création même. Le blanc dans sa plus pure tradition médiévale permet, par des jeux d’éclairage, de révéler la relation magique de l’homme à l’animal, comme une guérison de la communauté toute entière.

Comme sorti d’une nuit d’ébène, un fauve – une panthère – pour la puissance évocatrice des instincts primaires qu’il suscite, porte notre attention vers la posture des mains et invite à un début de réflexion vers elles, figures racines de cette toile.

Les membres démesurés exhortent à la protection : disposés l’un sur l’autre, recueillis, mystiques, thaumaturges, ils s’offrent à la contemplation et aux dons.

« Seul l’arbre qui a subi les assauts du vent est vraiment vigoureux, car c’est dans cette lutte que ses racines, mises à l’épreuve, se fortifient. » Sénèque

A Chloris

Format 75 x 115 cm
Techniques mixtes – Coton
Avril 2020

PRIX SUR DEMANDE

Reynaldo Hahn nous retranscrit musicalement et avec génie cet hymne à l’amour. Ce poème, légende carbonée de l’œuvre, nous offre un parti pris de cadrage sensitif puissant, et une légende emplie de l’émotion des vers de Théophile de Viau.

« S’il est vrai, Chloris, que tu m’aimes, mais j’entends, que tu m’aimes bien.

Je ne crois pas que les rois mêmes aient un bonheur pareil au mien.

Que la mort serait importune, à venir changer ma fortune pour la félicité des cieux !

Tout ce qu’on dit de l’ambroisie ne touche point ma fantaisie, au prix des grâces de tes yeux… »

Chloris, fausse impudique au regard clos, sort nue de l’onde grise et humide, ses cheveux jais relevés négligemment, témoins d’une nuit sans sommeil.

Les vifs aplats approximatifs ébène, mais aussi la toile de jute ajustée et singulière, comme une expression primaire avec ses fibres tissées de sisal, figures volantes de féminité et de sensualité, tel le tunnel de Baubô, promesse de l’éternel canal de vie…

« Laisser vivre l’accident » prend ici tout son sens : par une pluie de gouttelettes crème, son amant absent est évoqué en son dos et sa chute de reins, par une explosion de plaisir, une trace de désir. La magnificence d’une présence forte et fugace, fantomatique, invisible mais pourtant presque palpable, qui perdure comme un élixir de joie incarnée…

« Tout y parlerait, à l’âme en secret, sa douce langue natale. Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. » Charles Baudelaire – L’Invitation au Voyage

Ailleurs

Format 85 x 120 cm
Techniques mixtes – Lin
Mars 2020

PRIX SUR DEMANDE

Une vue plongeante de voyageur astral s’offre à nous, dominant la scène, impuissant spectateur, surplombant le sujet replié au sol, malmené par une camisole de jute, contraint par un tombeau de chair meurtrie.

De multiples confettis de vies, de lectures, de poèmes, de partitions, associés à la couleur tendre du fond, commande au chakra du cœur empathie, écoute, pardon et amour fraternel.

La dominante de vert évoque la nature éphémère de la vie, la joie apportée par le retour du printemps, les plaisirs de l’alcool, de la chair, du jeu, de la luxure…

C’est une introspection au cœur de la souffrance d’être humain, de la difficulté d’être soi, de l’écho inquiétant du « Cogito ergo sum », de la voix sacrée à suivre, de la peur de l’échec et mat, de l’emprise de la destinée aux manœuvres des parchemins de nos existences, des ressources ultimes des tréfonds de l’âme, dont il est question au sein de cette œuvre terriblement cathartique…

« Le bonheur est difficile à trouver en soi, impossible à trouver ailleurs… » Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort – Caractères et Anecdotes

Didon et Enée

Format 80 x 80 cm
Techniques mixtes – Lin
Janvier 2020

PRIX SUR DEMANDE

Didon et Enée, c’est probablement l’art lyrique qui nous en parle le mieux. Ici, les pigments chauds sont utilisés pour cerner de jaune et de bordeaux les amants éperdus, leur quête d’impossible, le désespoir des corps qui, de fusion naissante, seront demain les jouets de la séparation.

Colorimétriquement parlant, leurs valeurs attribuent au blanc de titane un rôle qui est, paradoxalement, celui de la couleur de la mort, de la finitude.

Prisonnière des pulsions d’Eros et Thanatos, aimée l’espace d’une unique nuit, Didon, abandonnée et désespérée, mourra de chagrin et de désillusion, dans l’un des airs les plus poignants et admirables jamais écrits pour l’opéra, et composé par Purcell.

Émergeant, comme d’un bloc de carrare, cette étreinte matérialise le souffle de vie. Ce baiser n’est pas inerte, il est vivant et conscient. Il est la Source de tout, mais il est en même temps la création du tout, comme se plaît à nous le rappeler, par sa présence, le revers de la main diaphane au premier plan.

L’inscription transcrite timidement au graphite, nous offre un cadrage émotionnel puissant et prophétique :

« Tu as malgré tout décidé de partir, de laisser Didon… malheureuse.

Et, ta foi, tout comme tes voiles, va être éparpillée par le vent.

Tu es décidé, Enée, d’appareiller et de te dégager de ta promesse. » es décidé OU as décidé ?

« La mort est un défi, la mort est un effort pour s’unir, les hommes sentant que le centre mystique leur échappe, ce qui est proche se retire, le ravissement s’évanouit, on est seul. Dans la mort, il y a une étreinte. » Virginia WOOLF

Sélénée

Format 80 x 80 cm
Techniques mixtes – Lin
Janvier 2020

PRIX SUR DEMANDE

« […] La lune pleine, au miroir de l’onde,
Emporte à jamais dans sa folle ronde
L’âme des visages qui, dans l’eau profonde,
Auprès d’elle s’y seront noyés.
Séléné, Séléné, des profondeurs de l’onde,
Se languit de toi, mon âme vagabonde […] »

Aspérités brutes, utilisation de carton, de papier déchirés et de divers matériaux de récupération, personnifient la déité archaïque passionnée Séléné, dont l’amour s’apparente aux effet du soleil d’hiver.

Maîtresse des amours de l’ombre, froides et distantes, son regard pénétrant citrine, elle ne peut se résoudre à vivre sans Endymion, jeune et magnifique berger, marié, pour lequel elle éprouve une véritable passion…

Passion très intense, perçue comme une focalisation incontrôlable de l’objet d’affection, au sein de laquelle s’exécute une « milonga » alternant plaisirs et souffrances.

Ce sentiment particulier peut s’apparenter à la pulsion créatrice de l’artiste, son essence, sa vision, sa foi, livré ici comme une détonation inopinée : la culture.

Les voyages chamaniques et rêves, faisant écho à ce mythe de folie douce ou d’amour débridé, nous plongent, par la figure du pasteur consentant, dans les abîmes dimensionnels de l’inconscient inexploré, tel un sommeil rendu éternel, gardant ses beautés intactes, nous permettant d’échapper à la fatalité létale d’un quotidien aliénant, d’une apnée d’investigations assommantes.

Nuit après nuit, d’insomnies en agrypnies, la déesse lunaire, plaisante fidèle, vient contempler silencieusement son amant endormi, c’est une sonate au clair de lune, un adagio nocturne qui résonne et mélange horizons lointains beiges, froideurs anthracite, moments impossibles chair…

« Le sommeil et l’espérance sont les deux calmants que la nature accorde à l’humanité. » Pierre Boiste, Le dictionnaire universel

Tout va bien, Antigone

Format 100 x 100 cm
Techniques mixtes – Lin Coton
Mars 2020

PRIX SUR DEMANDE

Pour Antigone, le temps a arrêté sa course éperdue. Drapée de son linceul de vertu et d’honneur, son âme s’élève, béate et offerte, carbone fragile, dans la lumière de l’empyrée.

La fille d’Œdipe, mystérieuse et complexe, c’est la figure de la première rebelle de l’Antiquité, la primo anti-héroïne, l’individu qui se dresse seul contre des forces qui le dépassent et prennent un autre éclairage, révélé par un camaïeu de jeu de carrés crème, ciel, chocolat, tout en volumétrie et en clair-obscur.

Thématique classique mettant en scène la lutte des Hommes contre les dieux et le destin, Anouilh humanise le vain combat de ses protagonistes, les forces en présence étant tout ce qu’il y a de plus humain : l’hypocrisie, l’égoïsme et l’orgueil.

Antigone, l’allégorie de la nécessaire rébellion contre l’ordre injuste, nous insuffle comme une anagogie survivant à son sacrifice : Tout va bien…

« Pauvre Créon ! Avec mes ongles cassés et pleins de terre et les bleus que tes gardes m’ont faits aux bras, avec ma peur qui me tord le ventre, moi je suis reine. » Jean Anouilh – Antigone

Madame Butterfly

Format 100 x 100 cm
Techniques mixtes – Lin Coton
Avril 2020

PRIX SUR DEMANDE

Confrontation fatale de l’Orient et de l’Occident à travers un amour non partagé, le drame va directement à l’essentiel.

Tendrement nommée du japonais Cio-cio-san, Mademoiselle Papillon, tel l’insecte éponyme, se métamorphose remarquablement à travers une action in medias res ; cet opéra de Puccini cristallise une évolution psychologique de cette jeune geisha aux yeux topaze et au teint diaphane.

Une ambivalence entre légèreté et fatalité, comme une prémonition, traduite par des tonalités de turquoise, de ciel, d’ocre, traduite par ce surnom : comme un Lépidoptère, elle sera impitoyablement épinglée par son mari, comme un trophée de chasse, aux murs de ses amours.

Le fond accidenté cuivré et ivoire nous évoque la douleur, de l’adolescente ingénue abusée par le séducteur, à la jeune mère devant céder avec déchirement son enfant.

Cette héroïne, personnalité engagée et authentique, fantasme innocemment sur les retrouvailles avec son bourreau-amour, et met en perspectives ses appréhensions et ses rêves d’espoir.

Un portrait, comme celui d’une impératrice, un regard pénétrant et énigmatique, comme le destin qui suit son cours, inéluctablement.

… « un po’ per celia e un po’ per non morire al primo incontro; ed egli alquanto in pena chiamerà, chiamerà: « Piccina mogliettina, olezzo di verbena » i nomi che mi dava al suo venire.»

C’est un extrait de cet air phare « Un bel di vedremo », retranscrit partiellement au graphite en pourtour, qui révèle la fragilité et la profondeur expressive de Butterfly dans son plus pur paroxysme.

« Même pour le simple envol d’un papillon, tout le ciel est nécessaire. » Paul Claudel

Kali

Format 80 x 128 cm
Techniques mixtes
Novembre 2019

PRIX SUR DEMANDE

Mère divine, Kali est considérée comme la force qui détruit les mauvais esprits et qui protège les dévots. Parèdre noire de Shiva, qui est couverte de cendres donc blanc, elle est la déesse hindoue de la préservation, de la transformation et de la destruction.

Son nom dérive du mot Kala, le temps en sanskrit. Sa destruction du mal touche toutes ces formes, notamment les branches de l’ignorance, de la jalousie et de la passion. Dans ce tableau elle nous apparait tranquillisée, légèrement colorée sous la protection d’éléphants blancs et brassant des fleurs flottants dans les eaux sacrées du Gange.

« Si tu vois tout en gris, déplace l’éléphant ! » Proverbe Indien

Achille

Format 97 x 130 cm
Techniques mixtes
Octobre 2019

PRIX SUR DEMANDE

Plongé par sa mère dans le Styx pour que son corps devienne invulnérable, il est le héros par excellence pour les grecs. Son talon par lequel la déesse le tiens lui n’est pas trempé dans le fleuve des enfers et reste celui d’un mortel.

Dans cette œuvre, l’idéal moral du parfait chevalier homérique à son orgueil mis à rude épreuve. Les larmes empreintes de dualité se mêlent au liquide sacré de la rivière. Il s’agit d’un douloureux retour aux sources transgénérationnel.

Dans la mythologie scandinave, le corbeau est porteur d’un message positif, il joue un rôle de messager est de gardien. Près de Odin, roi des dieux, ils sont deux, l’un est l’esprit et l’autre la mémoire. Chez les indiens, il personnifie l’âme.

« Les larmes du passé fécondent l’avenir. » Alfred de Musset

Amphitrite Chevauchant

Format 93 x 130 cm
Techniques mixtes
Septembre 2019

VENDU

Amphitrite, femme de Poséidon chevauche un hippocampe mi-cheval mi-poisson et tient dans ses bras l’un de ses enfants avec amour.

Le camaïeu des bleus iode la toile avec douceur mais profondeur, c’est un esprit de liberté et de volupté qui nous parle des vagues, des embruns, de ce monde sous-marin encore mystérieux à notre siècle.

La sirène, créature mythologique envoutante et dangereuse se pare ici d’une aura de douceur et de maternité à l’instar d’une Sainte Vierge des profondeurs.

Le cycle de la vie et de l’océan en perpétuel renouveau est illustré par l’enfant avec pour fond l’écume féconde et pure, toute blanche. La lumière que cette dernière apporte au tableau l’inonde de mysticité et de force.

« Le bleu de la mer est sans limite. » Santoka

Janus

Format 100 x 100 cm
Techniques mixtes
Août 2019

PRIX SUR DEMANDE

Janus, comme une évidence nous parle de dualité. Dieu romain des commencements et des fins, des choix, des passages et des portes nous permet d’accéder à des espaces spatio-temporels que nous n’aurions imaginé.

Bifrons il incarne hier, aujourd’hui et demain. Nous rappelant comme une conscience masquée la fragilité de notre univers et de notre condition intrinsèque d’homme. Le rouge représente la force vitale créatrice de toute entité, en antagonisme du vert porteur d’un message de tolérance, de respect et de protection de notre primo environnement.

Cette œuvre est la clé de voute d’un cycle en perpétuel recommencement et évoque la pérennité mais aussi la vanité de notre monde.

« Il est bon de prévoir et de se souvenir, un œil dans le passé, et l’autre vers l’avenir. » Publilius Syrus

Terpsichore

Format 25 x 25 cm
Techniques mixtes
Août 2019

VENDU

Terpsichore, muse de la danse nous donne à voir la gaieté qui cadence tout ses pas. Couleurs enjouées et traits vifs nous entraine dans une chorégraphie colorée et lumineuse.

« Danser, c’est s’interroger, aller au plus profond de soi. » Marie-Claude Pietragalla

Talon d’Achille

Format 25 x 25 cm
Techniques mixtes
Août 2019

VENDU

Bien que la référence mythologique se rapporte à une vulnérabilité physique, le talon d’Achille nous parle d’une grande force générale et de la beauté d’une faiblesse fatale. Haut en couleurs, elle nous évoque le héro homèrien parfait et invulnérable. Entrez dans la danse avec Achille.

« La danse est une poésie muette. » Simonide de Céos

Harmonies

Format 25 x 25 cm
Techniques mixtes
Août 2019

PRIX SUR DEMANDE

Harmonies, délicates et sensuelles, elles nous accompagnent de pigments et de traits légers, sensés nous inspirer dans nos créations à venir.

« Dans l’art, tout y est harmonie, même la dissonance. » Victor Hugo

Mélodies

Format 25 x 25 cm
Techniques mixtes
Août 2019

PRIX SUR DEMANDE

Mélodie, muse inspirante qui guide nos doigts et fait vibrer nos âmes par ses couleurs chatoyantes et ses esquisses oniriques.

« Toute âme est une mélodie qu’il s’agit de renouer. » Stéphane Mallarmé

Romulus & Rémus

Format 150 x 75 cm
Techniques mixtes
Pigments précieux, acrylique
Juillet 2019

PRIX SUR DEMANDE

La légende des jumeaux les plus connus de l’histoire met en exergue le symbole de la ville de Rome et de son peuple. On y voit deux petits enfants potelés emplis de lait en train de boire ou de sommeiller sous la protection d’un canidé offert.

En latin, « lupa » a une signification double, celle de « Louve » et « Prostituée ». Ce mythe alterne entre l’image maternelle de la femme et son statut d’amante. On y parle de fluide, le lait mais aussi de cyprine. De la puissance redoutable de l’animal mais de son esprit de meute et de bienveillance.
D’où le choix des couleurs rouge et crème.

« Pour connaître la joie, il faut partager. Le bonheur est né jumeau. » George Gordon, Lord Byron

Persée

Format 89 x 115 cm
Techniques mixtes
Pigments précieux, acrylique
Mai 2019

PRIX SUR DEMANDE

Persée, héro des héros a influencé bon nombre de légendes, de pourfendeurs, de dragons, comme celle du mythique saint Georges. Armé de sa lance, il met à mort une chimère, une hydre et triomphe du mal.

L’amas coloré nous évoque doute et incertitude mais également le visage néfaste et les mauvaises pensées que tout un chacun peut rencontrer. Il s’agit d’un duel interne entre soi et soi.

« La vie est un duel avec les ombres qui vous détestent. » Guillaume Durand

Icare

Format 75 x 115 cm
Techniques mixtes
Pigments précieux, acrylique
Juin 2019

PRIX SUR DEMANDE

Icare, nous parle de transgression dans les relations familiales ou des liens entre nature et culture. Dans cette histoire, il y a deux temps: celui du vol, avec l’ivresse du ciel et la liberté retrouvée et puis la tragique et moralisatrice chute.

L’Humain est confronté à l’effet néfaste d’un conseil ou d’une interdiction et attise son désir de repousser toujours plus loin les frontières de la connaissance en explorant au risque de sa vie vers une épreuve fatale. Le jaune fluo solaire incandescent interdit contraste avec le bleu nuit de la cire fondue des ailes salvatrices.On peut apercevoir un corps sans vie suite à une terrible chute, une décompensation. Des membres tendus tentent de recréer le lien étiolé.

« N’ayez pas peur de choir du ciel, c’est déjà beau d’en tomber. pour en tomber il faut y être. » Théophile Gautier

La Méduse

Format 89 x 115 cm
Techniques mixtes
Pigments précieux, acrylique
Juillet 2019

PRIX SUR DEMANDE

Méduse ou Gorgone est l’une des trois petites filles de la terre et de l’océan, divinités primordiales, elle est la seule à être mortelle. Elle peut s’incarner selon l’origine du mythe en pieuvre, reptile ou encore sanglier, elle est le trait d’union entre le monde des humains et l’océan.
Vue de dos sur cette représentation afin de nous éviter de croiser son regard qui pétrifie tout les mortels.

Décapitée par Persée, son visage deviendra une protection contre le mauvais œil. On parle ici de la puissance du féminin, du pouvoir du regard, de l’importance des talismans, du rapport intime au monstrueux mais également des sociétés matriarcales. De manière plus contemporaine, à l’instar des couleurs utilisées, la méduse puissance de rage est utilisée par certaines courants féministes.

« Car si le visage est le miroir de l’âme, les yeux en sont les interprètes. » Cicéron

Promêtheús

Format 100 x 100 cm
Techniques mixtes
Pigments précieux, acrylique
Juin 2019

PRIX SUR DEMANDE

Promêtheús, figure héritée du « transmetteur du feu », est principalement connu pour avoir volé le feu sacré de l’Olympe qu’il offre aux humains contre l’avis de Zeus.
Ce geste altruiste entraine la colère sacrée du Dieu des Dieux qui courroucé par cette nouvelle tromperie condamne le Titan a être attaché à un rocher et avoir son foie dévoré par l’aigle du Caucase chaque jours et renaissant la nuit de voir subir ce supplice de nouveau.

Prométhée est le premier rebelle de la mythologie, le traitement de son image cherche à évoquer une figure offerte mais une posture de résistance. Les tâches colorées dans les tons orangés évoquent la remise du feu. Le rapace puissant, effrayant et sombre nous décrit la nuit et son inéluctable possession du jour…

« Un Prométhée en passion je suis, et pour aimer perdant toute puissance, ne pouvant rien je fais ce que je puis. » Amours de CassandrePierre de Ronsard

Atlas

Format 89 x 115 cm
Techniques mixtes
Pigments précieux, acrylique
Juin 2019

PRIX SUR DEMANDE

Atlas est le Titan qui est condamné à soutenir la voûte céleste pour l’éternité sur ses épaules, ce supplice explique son nom: Atlas signifie en grec « le porteur ».

Pétrifié par Persée, il deviendra le symbole géologique de la chaine des montagnes de l’atlas, massif d’Afrique du Nord. Atlas est bienveillant envers les Hommes et les initie aux mystères de la Terre et du Ciel, d’où le choix de coloris de bleu et de beige.

« Au bout de la patience, il y a le Ciel. » Proverbe Africain

Danaé

Format 89 x 115 cm
Techniques mixtes
Pigments précieux, feuille d’or, acrylique
Mai 2019

PRIX SUR DEMANDE

Danaé symbolise la Terre souffrant de sécheresse sur laquelle une pluie fertilisante descend du ciel. Cette hyperbole est particulièrement contemporaine avec le réchauffement climatique et au cœur des préoccupations des nouvelles générations.

A la fois tentatrice, femme sirène et en même temps figure maternelle et féminine avec sa rassurante couronne chevelue, elle nous transporte dans tout les prismes que peut incarner la féminité.

« L’émerveillement, c’est de la pluie d’or morale qui vous tombe dessus. » Olivier de Kersauson

Pax

Format 115 x 89 cm
Techniques mixtes
Peinture, Collages
Avril 2019

PRIX SUR DEMANDE

La paix en latin, « Pax ».

Pax est la personnification du concept de la paix dans la Rome antique.

Ce tableau nous parle de la transcendance qui habite chaque Homme, la dualité du noir et de l’ocre, de la lumière contre l’obscurité, de la force en opposition à la douceur.

Ce cheval ou réinterprétation d’équidé nous évoque la farce, la ruse, l’imagination et nous rappelle que les apparences sont parfois trompeuses. Ces personnages mettent toutes leurs forces au service de leurs convictions et se contorsionnent à la façon d’une chorégraphie qui peut être dangereuse.

Il nous met en garde mais nous séduit simultanément. Il nous rassure et nous intrigue.

Le magma coloré dans des camaïeux chauds réinterprète les êtres de chair que nous sommes indéfinissables et uniques pourtant.

« La paix est une création continue. » Raymond Poincaré

Io

Format 115 x 89 cm
Techniques mixtes
Peinture, Collages
Mai 2019

PRIX SUR DEMANDE

Issu de la mythologie grecque « Io » est une prêtresse du temple d’Héra.

On raconte que Zeus tombe amoureux d’elle puis finit par transformer sa bien-aimée maîtresse en vache pour lui éviter le courroux de son épouse. La sublime jeune femme, danseuse émérite s’incarne ainsi en belle génisse blanche.

Elle traverse à la nage plusieurs mers et arrive finalement en Egypte où elle retrouve forme humaine.

Les aplats de blancs et de crème nous replongent directement dans cette histoire. La franchise du trait se veut l’expression de ces réincarnations successives et brutales. Les transparences et surbrillances nous évoquent l’élément aquatique mais aussi les flux corporels. C’est une œuvre qui nous parle d’amour mais aussi d’interdits.

« Danser, c’est comme parler en silence. C’est dire plein de choses sans dire un mot. » Yuri Buenaventura

Cosmogonie

Format 130 x 195 cm
Techniques mixtes
Peinture, Collages et Pigments précieux
Avril 2019

PRIX SUR DEMANDE

Du grec cosmo – « monde » et gone – « engendrer », la cosmogonie est la force, le système de la création de l’Univers.

Les récits oraux ancestraux de toutes les cosmogonies nous parlent de légendes, de Dieu, des origines du monde, des mythes fondateurs, de nos civilisations contemporaines.

Le grand tout bleu marine baigne le spectateur dans un climat d’immensité stellaire d’où émerge un guide spirituel qui dans sa grande bienveillance permet aux acteurs de la toile d’œuvrer en toute sérénité: c’est le ballet de la vie qui commence.

Gao Mata – « mère vache », la sacrée porte le monde qu’elle nourrit par son breuvage lacté tandis que Kali Mata – « mère Kâlî », la déesse créatrice l’anime sous le rythme de ses pas, ainsi le duo des mères universelles génère l’ordonnancement dans le chaos coloré. Une explosion chromatique de pigments n’est pas sans faire échos à la célèbre fête Holi vénérant la fertilité et le renouveau printanier. Un œuf, figure centrale de la toile évoque cette même idée de renaissance sublimée.

Des représentations hindoues nous montrent un éléphant portant la Terre, l’emblème de la sagesse et de la vertu de cet animal emblématique qui selon Aristote était consacré au Soleil, et regardé comme celui qui vivait le plus longtemps, nous interroge quant à notre devenir d’être humain en location de cette planète bleue et nous questionne sur sa fragilité.

Deux trônes vides de part et d’autres de l’œuvre mettent en exergue le fait que cette place de choix ne peut être attribuée qu’au Céleste.

« La couleur est la petite musique des yeux. » Eugène Delacroix

Silk

Format 130 x 195 cm
Techniques mixtes
Peinture, Collages, Pigments précieux
Mars 2019

PRIX SUR DEMANDE

Baignée de lumière, Silk, emporte le regardeur pour un voyage dans le temps, c’est une rencontre avec d’autres, les ancêtres tout comme les êtres à naître demain…

La trame de fleur de lotus met en perspective un hymne à la vie, à son cycle nourricier, qui tel le phœnix renait de ses cendres. La fumée sacrée de l’encensoir massif de bronze nous guide à travers cette épopée sans cesse renouvelée.

Un lavis jaune coquille qui permet de révéler toute la sensibilité du choix des couleurs subtiles utilisées pour cette œuvre tel un dialogue à poursuivre avec la nature complice mais effrayant à la fois. Les rappels discrets de rouge indiquent un rapport direct avec le cycle de vie, la condition intrinsèque de la féminité.

Les papillons tout juste sortis de leurs chrysalides représentent le souhait de longues vies et symbolisent l’aventure céleste promise aux verres de terres que nous sommes et ils sont aussi les témoins iconographiques de l’amour indissoluble qui peut unir les êtres. En quelque sorte un trait d’union entre le terrestre et le céleste.

La construction dynamique de cette œuvre se veut profondément être un message porteur d’un souffle nouveau, une liberté humaine à réécrire en prenant compte de la sagesse du passé.

« Oublier ses ancêtres, c’est être un ruisseau sans source, un arbre sans racines. » Proverbe Chinois

Totem

Format 130 x 195 cm
Techniques mixtes
Peinture, Collages, Pigments précieux
Février 2019

VENDU

Totem, tel un songe nous bouleverse à travers la gamme chromatique de sa peinture dans un camaïeu de bleu céruléen.
Le blanc diaphane dans sa plus pure tradition moyenâgeuse, permet par des jeux de lumière de révéler la relation magique de l’homme à l’animal, comme une guérison de la communauté toute entière.

Scarifications ou peintures claniques sont parties prenantes de l’œuvre. Les balises verticales rétablissant un ordonnancement de la pensée avec des pigments sombres, comme des voies spirituelles estompées à compléter avec expérience et sagesse d’une pleine conscience de l’environnement et au-delà.

Telle une prière chamanique, l’homme et l’animal font coexistence de force.
Ce travail de figures superposées avec différents niveaux de lecture invite à un dialogue à poursuivre avec la nature.
Un canapé comme un attrape rêves, un totem contemporain qui parle directement à l’intériorité du spectateur dans un va-et-vient figuratif et abstrait à l’image d’une onde de la Pachamama.

« La poésie : le totem, les entrailles de l’âme. » Kâlî Ferry

Empreintes

Format 130 x 195 cm
Techniques mixtes et poudre d’or
Peinture, Tissus, Bois, Collages, Pigments précieux, Poudre d’or
Janvier 2019

PRIX SUR DEMANDE

Empreintes, est le récit d’une pérégrination à travers les strates colorées du continent africain. Un monde où le champs des possibles s’ouvre à nous, une prise de conscience écologique et brutale de notre devenir en tant qu’être humain. A travers ces pas couleur chair, c’est l’ADN d’un monde qui se veut en catharsis. Une mise en abyme d’une complicité avec la nature oubliée.

Amoureuses des terres de contraste, de voyages, inspirées par Saint Saint-Exupéry – Vol de Nuit, Le Petit Prince mais également par Joseph Kessel avec son ouvrage Le Lion avec cette phrase qui résonne telle une mélodie: « Rideau après rideau, la terre ouvrait son théâtre pour les jeux du jour et du monde ».

Intriguant et effrayant, un baobab incandescent ouvre son cœur mettant à jour son âme profonde féminine et sauvage. Cette collaboration artistique étant le fruit d’un duo, l’image de la sorcière était un personnage incontournable faisant écho à notre condition profonde de femme et d’artiste.

Un fauve Chaman exalté, animé d’une poussière mystique et aurifique, nous ouvre une perspective de ciel ethnique et chatoyant, c’est un hymne à la liberté humaine, comme un dernier souffle.
Au premier plan, une méridienne invite le regardeur à prendre partie prenante dans l’œuvre et de nous raconter à son tour son histoire, tel un divan Freudien. Le « significado » de Goya prend ainsi toute son ampleur.

« Le bonheur ne s’acquiert pas, il ne réside pas dans les apparences, chacun d’entre nous le construit à chaque instant de sa vie avec son cœur. » Proverbe Africain